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lundi 30 septembre 2013

Enfin! Le (fils du) seigneur des bois...

Note: on me souffle que les photos sont trop petites... mais vous savez tous qu'on peut cliquer dessus pour les voir en grand, n'est-ce-pas?

Samedi après-midi, alors que nous approchions du départ de la cyclo-balade prévue pour Mademoiselle à Kilbotn, le conducteur a pilé: "oh! un élan! un mâle!" et sa bigleuse de passagère de répondre: "où ça? où ça?"

La bête nous montrait ses fesses, dans le marais en contrebas de la route. On a eu le temps de sortir de la voiture, d'armer l'appareil photo avec le téléobjectif, de viser, et de profiter du spectacle tant attendu depuis des années.... ce n'est donc pas un mythe, certains élans ont des bois!  En l'occurence, celui-ci n'avait pas une parure très impressionnante, ce devait être un jeune mâle (il parait que la taille augmente avec l'âge). On a découvert, le soir même, grâce aux ressources infinies de l'internet que les élans mâles perdent leur bois au début de l'hiver, et qu'ils ne repoussent qu'au printemps.... ce qui fait que ceux qu'on avait aperçu dans le jardin l'an dernier étaient peut-être des mâles, après tout.... La différence entre les femelles et mâles sans bois se limite alors essentiellement à la taille: 1,80m au garrot pour Madame contre 2,20m pour Monsieur, vous avouerez peut-être avec nous que l'un comme l'autre, ça fait gros! et que quand ils marchent dans 70cm de neige, c'est dificile de mesurer!

jolies chaussettes, n'est-ce pas?

Après le départ nonchalant de la bête (V. nous avait prévenu: il ne chasse pas l'élan, c'est cher et ce n'est même pas drôle, il reste là à regarder le chasseur sans bouger), nous sommes partis sur la piste forestière avec le petit vélo et notre vaillante petite cycliste... VTTiste, on devrait dire. Après de longs efforts sur une piste constamment en pente dans le mauvais sens, elle a fini par tenter de le porter... avant que papa et maman ne se relaient pour porter la monture et traîner la demoiselle démotivée. Une longue promenade...




Dimanche "de l'autre côté de la mer"

Nous avons pris le ferry pour rejoindre Rolløya où une balade "facile" (d'après le guide) nous faisait de l'oeil depuis près d'un an. Longeant la côte depuis le bout de la route, nous devions traverser la réserve naturelle, la forêt de bouleaux, puis celle de pins, atteindre la baie des bûcherons, remonter une petite rivière et pénétrer dans une grotte de 30m de long pour y voir une jolie petite chute d'eau...

Et alors? 

Et bien, la marche d'approche est longue et mouillée. A chaque pas, la terre aspire les pieds dans un sproutch gracieux avant qu'en ne s'arrachant de l'étreinte du marais, ils ne soulèvent des gerbes d'eau... Et si le guide a raison et que le point le plus haut n'est qu'à 150m d'altitude, on les monte plus qu'une fois. Mais le pire, dans l'histoire, c'est que la carte du guide est malencontreusement coupée juste au nord de la rivière sur laquelle (on pense que) se trouve la grotte. Oui, on pense, juste, parce que la carte est coupée juste au sud d'une autre rivière, qu'on a remonté, et sur laquelle il n'y avait pas de grotte... et comme les ferrys n'attendent pas, et bien, on a du se résigner, la mort dans l'âme, à remettre à une prochaine fois l'exploration de la pinède sur marais à flanc de colline. Comment ça, il y a contradiction dans les termes? 

Mais, heureusement pour nous (et pour vous), c'était joli quand même! Et même s'il faisait frisquet (8 degrés), on n'a pas eu froid! 
Vue vers Fugleberget (au nord de Rolløya)

le lac où "peut-être un poisson magique viendra rapporter la pierre que je lui lancerai... et à partir de ce jour-là, on sera amis pour la vie". Un espoir déçu: "mais qu'est ce que je vais faire s'il n'y a pas de poisson magique?"

géopoésie


Maela: "Regarde, on dirait un requin qui est en train de manger une autre pierre!"

Tømmervika

une petite fourmilière parmi la dizaine qu'on a croisées

l'arbre qui aimait les détours à angles droit...

en attendant le ferry pour rentrer chez nous "de l'autre côté de la mer"

Et puis, pour l'anecdote, à Fugleberg, les gens ont l'air de sortir les voitures des fossés tous les week-ends. On a vu un break rouge se mettre à rouler tout seul, basculer dans un champ (sans se retourner, heureusement, mais c'était pas loin) et sa propriétaire, pas émue pour un sou, nous dire "ah, j'ai oublié de serrer le frein! Bon, je vais voir si quelqu'un a un tracteur." Et le voisin en 4x4 est descendu dans le champ par un autre endroit, moins pentu, a remorqué le break sur 2 mètres... et la dame a sortie sa voiture du champ et est revenu se garer au même endroit, sans oublier le frein, cette fois-ci. Elle a ramassé son sac à dos et son petit seau et elle est partie comme si de rien n'était, à la recherche de ses moutons... 

samedi 14 septembre 2013

Culture (?) norvégienne

Après un week-end familial fin août où nous avons découvert un tube musical : Les sardines
Un diner hier soir avec mon équipe au travail presque au complet m'a permis de découvrir le nouveau tube norvégien du moment qui devrait déferler par chez vous, si ce n'est pas déjà trop tard pour vous prévenir , enfin bref voilà la bête: The fox

Si après avoir écouté vous pensez que ce n'est pas près de conquérir la France, il semblerait que dans le Nord certains soient déjà conquis:  « The Fox », « Stonehenge »... Les clips hilarants d'Ylvis, le vaccin norvégien au virus Gangnam Style (VIDÉOS)

jeudi 12 septembre 2013

la Montagne du Renne

Le week-end dernier, on s'est offert une excursion...

On n'a pas dansé avec les loups... malgré l'offre qui nous a été faite. Au Polar zoo, en effet, pour la modique somme de 800nok, vous pouvez rentrer dans l'enclos des loups "socialisés", vous incliner devant eux et recevoir, s'ils vous aiment bien, un "baiser de loup". Il parait que c'est très propre, contrairement aux chiens, les loups n'ont quasiment pas de bactéries dans la gueule et n'ont donc jamais mauvaise haleine. Les restrictions: il faut avoir plus de 18 ans, mesurer plus d'1m60, parler anglais, ne pas être sous médicaments, ni enceinte, et ne pas avoir peu des chiens (sans blague!). Des amateurs??

Nous nous sommes contentés de suivre le guide qui nourrit les carnivores de nos contrées arctiques représentés au zoo polaire: lynx, renards polaires, loups et ours (pas polaire, brun!). Après le grand succès des lynx, Maela a regardé avec intérêt les petits renards, puis râlé devant les loups qui ne bougeaient pas beaucoup... petit regain d'intérêt pour Sel et Poivre, les jumeaux oursons (4 ans)... mais bon, faut pas exagérer, quand on les a vus, on les a vus, on peut avancer!

Suite du programme: élan (auquel on a même pu faire un câlin), rennes (dont un avec des bois monstrueux), cerfs... et la recherche infructueuse du fameux "boeuf musclé" qui devait se cacher à l'autre bout de son grand enclos!
 




Après cette sortie animalière, nous avons rebroussé chemin pour rejoindre Victoriahavn = Narvik. On y a râté le geyser (on ne savait pas qu'il y en avait un tout les soirs à 21h), le camping était fermé... On s'est décidés pour une nuit à l'hôtel (depuis le temps que Mademoiselle veut aller à l'hôtel...) en espérant que Maela dormirait mieux que sous la tente. Pour faire court: ça n'a pas été le cas! Mais on a profité du petit-déjeuner bien fourni.
Narvik


Pour le dimanche, on a choisi une colline arrondie, au coeur de la vallée glaciaire de Skjormen: Reinsfjellet, la montagne du renne, face au glacier Frostisen (frost= gelée blanche, isen= glace), d'où dépasse le pic du renne (Reinstinden)... On s'est garés le long de la route à Reinsneset (le nez du renne). Malgré toutes ces promesses, nous n'avons vu aucun renne!
La particularité de cette montagne, située au milieu de la vallée, c'est que la roche a été fortement polie par les glaciers, d'où un relief tout en rondeurs, où la végétation peine à s'accrocher... surtout en altitude   (Reinsfjellet (ou Boazónjarga en sami) culmine à 810m).
Reinsfjellet, bien ronde!


Raphaël dit: "on dirait le Yosemite... juste ennoyé"


Voili voilou, on vous laisse admirer les photos de la promenade... Septembre est l'un des plus beaux mois pour nous rendre visite... surtout si vous rêvez de belles couleurs automnales ;-)





Maela prend Nounours en photo


Où sont les marcheuses?

En redescendant, c'est éprouvant pour les genoux.... 


Bon, et puis, rien à voir, mais j'en profite pour faire de la pub pour un ami qui se lance dans une aventure gastronomique sur les routes de France: Bastien et sa guinguette à roulettes.

dimanche 11 août 2013

The (Mini) Arctic Race

"5, 4, 3, 2, 1, Kjør!"
Il est 14h, les moins de 5 ans montés sur tricycles, draisiennes, et vélos avec petites roulettes partent enfin, 8 par 8, toutes les 15 secondes. Pour chaque mini-coureur, il y a un adulte qui suit, supporte, porte, pousse... ça fait beaucoup de monde et le photographe a du mal à immortaliser la championne...


En attendant le top départ Go, go, go !
Et à l'arrivée, Mademoiselle a été tellement vite (sauf quand elle s'est arrêtée parce qu'il y avait un petit chien dans le public "regarde, Maman!") qu'elle a gagné la médaille de la victoire par équipe. Tout le monde est premier, ça c'est chouette!

là, c'est les 5-7 ans qui arrivent
Bon, et puis, c'est pas tout, ça, mais y'avait des châteaux gonflables, alors Mademoiselle est aller grimper, sauter, glisser et jouer dans les boules... avant qu'on n'aille rejoindre les fans de Thor Hushovd pour voir l'arrivée de l'arctic race des adultes.

Tour de Andørja, avec un vélo en laine

la course arctique des oursons norvégiens


Ils sont passés 4 fois, à moins de 10 minutes d'intervalle. La première fois, ils étaient en file indienne ou presque, et en 19 secondes c'était fini. La seconde fois, on s'est fait arroser les mollets par une gourde qu'un des coureurs m'a balancé dans le pied au passage. Au troisième tour on a encouragé les retardataires d'un "allez, allez, allez!" qui a fait tourner la tête à un coureur surpris: un français? Pour le 4e passage, on était descendu plus bas pour voir le virage et on a filmé pour vous:

Mademoiselle a été très impressionnée: Mais comment ils font pour se pencher dans les virages?

Bon, ça, c'était après l'arrivée officielle. Et pour le fun, pour la 6e fois qu'il prenait ce petit raidillon, le coureur sur la photo a décidé de le monter sur sa roue arrière uniquement... Trop facile!
En fait, je voulais juste vous montrer comment que les norvégiens aiment leur Thor national...
A Bodø, Thor Hushovd avait demandé au journal local de publier un article comme quoi il arrivait la veille de la course pour profiter un peu des environs qu'il ne connaissait pas. Il invitait par le même article les cyclistes locaux à le retrouver au centre-ville pour une rando-vélo à la journée... Il parait qu'une centaine d'amateurs ont répondu présents et passé une bonne journée sur leur selle avec leur idole. Sympa, non?


Déco le long du parcours, ce n'était pas la seule maison...  Ceux à qui ont a acheté notre maison avaient suspendu un vélo d'enfant à leur nouveau balcon... et nos menuisiers avaient un superbe tandem sur la rembarde de leur terrasse...


On vous invite à regarder les vidéos sur cette page pour découvrir Harstad (et notre bureau vu du ciel et pendant 5 secondes de l'intérieur), les Vesterålen (c'est beau, c'est chez nous, venez nous voir!) et pour ceux qui aiment le vélo le résumé de l'étape d'aujourd'hui (et des jours précédents).
Harstad, et ses rois du pétrole!
Pour finir cette journée en beauté, nous avons, au grand plaisir de notre championne, fêté sa médaille avec des bananes au chocolat! :)

Et puis, pour finir sur un autre registre, Thor Hushovd n'est pas le seul à se mêler aux norvégiens "normaux", Jens Stoltenberg aussi!

samedi 10 août 2013

Un élan dans la montagne... ou le petit prince façon viking

Grand beau temps. Avant l'arrivée de l'arctic race demain, on a décidé de faire une petite balade à pied. Dans l'espérance d'une cueillette de bleuets, on a choisi Keipen, sur Aunfjellet. Espoir déçu, si on a de quoi remplir un pot de confiture, on sera contents... 

Par contre, la vue était bien belle, et comme c'est plus facile de partager avec vous des photos qu'une tarte aux myrtilles, voici de quoi vous régaler pour ce soir:



Alors, vous le voyez l'élan qui broute la forêt? (il lui manque juste les oreilles)


vendredi 9 août 2013

Sortez les bicyclettes!

Mieux que le tour de France? Le tour des Lofoten-Vesterålen!
Voilà ce qui va nous occuper ce week-end: The Arctic Race of Norway

Pour l'anecdote, demain, le maillot du meilleur grimpeur sera attribue au premier qui arrivera à 5m au dessus de la mer! Sont drôlement forts, ces norvegiens!

Mademoiselle a compte sur la "frise de Balthazar", il lui reste 2 dodos avant de participer à sa première course de velo... elle s'est entraînee et elle va "très vite", alors, c'est sûr, elle va decrocher une medaille.

On vous donnera des nouvelles ;-)

samedi 3 août 2013

Voir les choses du bon côté

La météo annonce grand soleil et 16 degrés tout le week-end. Et si on allait camper ?
Quelle bonne idée! Ferry à 9h45 samedi matin. RDV pris avec les voisins pour une escale à Fabeløya.

Ferry râté. Brouillard à couper au couteau. 8 degrés.

On roule. Dans la brume. On longe le fjord. On se dit que c'est sûrement très beau sous le soleil. La route s'éloigne de l'eau, grimpe un peu, passe un col et... soleil! On roule 2km sous le soleil et puis on décide de s'arrêter. Ca tombe bien, le guide propose une rando par ici. Svellen, 738m.

On grimpe à travers la forêt, on traverse un marécage, on grimpe, on dépasse les arbres, puis les arbustes... Il fait chaud. Il fait beau. La vue est belle, bien qu'un peu embrumée, surtout vers la mer.

Dans les endroits humides, il y a des éclats rouges, orangés, jaune... Mademoiselle cueille ses premières "multebær"... puis trimballe fièrement son seau. On va ramasser le dessert.






Retour à la voiture. Petite récolte. Heure tardive. Recherche d'un coin à peu près plat pour planter la tente, pas trop loin, pas trop au bord de la route... Quelques demi-tours dans des cours de fermes, sous les aboiements furieux du gardien des lieux... et puis on pousse une barrière. Ici c'est calme, plat, partiellement ombragé et il y a des toilettes sèches, comble du luxe!

Une demi-heure et 50 piqûres de moustiques plus tard (dont 45 pour la même victime), on se réfugie sous la moustiquaire tente, déplacée sous les arbres à 50m de son premier emplacement.

Vous avez déjà vu ces dessins animés ou un malheureux personnage se fait poursuivre par un essaim d'abeilles en furie, et quand il a réussi à leur échapper, arrache sa chemise, se regarde et pousse un terrible hurlement vers le ciel? Et ben, une cinquantaine de piqûres de moustiques concentrées sur le dos et les épaules, ça donne presque envie de faire pareil.

Une tente + un soleil qui ne se couche presque pas + une petite fille ( forcément excitée) = il fait chaud, presque 3 heures avant que la petite fille ne s'endorme, puis 2 heures avant qu'on ne grelotte (le soleil a fini par disparaître derrière la montagne et on est quand même au nord du cercle polaire), une course entre les moustiques pour aller chercher les sacs de couchage dans la voiture, 5 heures de sommeil (faut le dire vite), la tente devenue brusquement une étuve, un lever endolori  (quelle idée de partir à l'aventure avec le dos cassé?)... le bonheur de voir quelques nappes de brume matinale se déchirer sous les rayons du soleil... et la déception de voir le brouillard tout recouvrir 15 minutes plus tard.

Polar brød et brunost au petit déjeuner. Pfefferminztee.

Rouler sans rien voir. Croiser un troupeau de biquettes chargées de l'entretien du bas-côté. Passer au dessus des nuages. Passer sous la mer dans un tunnel où la roche à vif dégouline.



Et enfin, passer quatre heures à attendre que le brouillard se lève à courir entre trampoline et braulosaurus, à grimper les marches penchées d'un château fantaisiste et plein de courants d'air, à crapahuter entre ciel et terre dans une structure tubulaire et métallique. S'entendre dire "Oh, moi j'ai toujours rêvé d'être française!" par une gamine norvégienne. Sauter. Courir. Grimper. Rire. S'amuser.

Mademoiselle sombrant dans les bras de Morphée à 18h15, le pouce dans la bouche, Nounou contre son coeur, heureuse comme tout de son week-end.

Un pot de confiture de multe-blåbær.